le ouija

le ouija
Pour des personnes inexpérimentées ou influençables, ouvrir les portes du paranormal est un acte pouvant conduire à des déséquilibres graves, voire dangereux.

La pratique du spiritisme en amateur, que ce soit à l'aide du jeu du Oui-ja ou de techniques comme l'écriture automatique, est-elle réellement sans danger ? Plusieurs dérapages, conduisant parfois au meurtre satanique, attestent du fait que tout le monde ne peut pas impunément franchir les portes de l'occulte.

Quelques jours avant les fêtes de Noël 1995, dans le quartier de Mayfair, à Londres, David Mac Callum aborde deux écoliers âgés de 15 ans et leur propose de venir chez lui pour écouter du heavy metal et visionner quelques vidéos "super-rares". Les deux adolescents, Michael Earridge et Stephen Cullan, sont "accros" à cette musique ; bien qu'émanant d'un inconnu, ils acceptent l'invitation et suivent ce nouvel ami, de quelques années leur aîné.

Dans l'appartement de Mac Callum, les deux invités traversent un living-room dont l'ordre et la propreté tranche avec l'aspect de la chambre à coucher de leur hôte : David semble vivre dans un désordre indescriptible, parmi un amoncellement de disques d'Iron Maiden et de Metallica, mélangés à une montagne de livres, tous consacrés à Charles Manson, le serial-killer illuminé, assassin de l'actrice Sharon Tate.

Surprise, au centre de la pièce plongée dans une demi pénombre, se dresse une sorte d'autel, drapé de noir et orné à chaque extrémité de hauts cierges allumés. A ses invités, quelque peu interloqués, Mac Callum explique d'un ton paisible : "Cet autel est celui de Satan. Mon ami Dennis et moi-même vouons au diable un véritable culte. Car c'est lui qui nous permet de communiquer avec les morts, par l'intermédiaire du Oui-ja".

Il désigne du doigt, souriant, le plateau de jeu disposé au pied de l'autel et propose : "Avant d'écouter un peu de musique, voulez-vous participer à une partie? Je vais vous initier en attendant Dennis..." Intrigués, Michael et Stephen acceptent. Sitôt arrivé Dennis, les quatre jeunes gens prennent place, assis à même le sol, autour du plateau du Oui-ja et, selon l'usage, chacun pose une main sur le triangle mobile placé au centre du jeu.

Presque aussitôt, la voix étrangement rauque de Mac Callum, casse le silence : "Satan, su tu es parmi nous, donne-nous tes ordres ! Dicte tes volontés ! Satan, que désires-tu que je fasse ?" La réponse parvient au seul Mac Callum. Il se lève brusquement, saisit le jeune Michael à bras le corps et le jette sur le lit où il l'immobilise. Puis un couteau de combat surgit dans sa main : avec une rare sauvagerie, il va poignarder sa victime. Onze fois, la longue lame effilée s'abat sur le visage et le corps du malheureux garçon. Dennis, qui maintient tant bien que mal Stephen, hurlant de peur, crie enfin à l'adresse de Mac Callum : "Arrête, David, mais arrête-toi. Il est mort".

Dans un sursaut, Stephen parvient à se dégager et s'échappe à toutes jambes. Restés seul, David et Dennis enroulent le cadavre dans un drap et une couverture. Ils ont décidé de le transporter dans le coffre de leur voiture et ils s'en débarrasseront dans une décharge publique, située entre deux blocs d'immeubles de la banlieue sud-ouest de Londres.

Arrêtés peu après sur les indications fournies par le rescapé de la tuerie, il s'avéra que les deux adorateurs de Satan, notamment Mac Callum, faisaient déjà l'objet d'une double enquête psychiatrique et policière.

Selon les rapports disponibles, le macabre et l'occulte occupaient de façon obsessionnelle l'esprit malade de Mac Callum, sevré de musique heavy metal et des appels au sang, à la mort et aux rituels sataniques qu'elle inclut. Sur le cadre de sa télévision, Mac Callum avait par exemple griffonné ces textes d'Iron Maiden : "Tueur diabolique. 666 meurtres".

Lors de sa comparution en justice, aux côtés de son ami Dennis, il expliqua que des voix transmises par le Oui-ja l'avaient poussé de façon irrésistible à commettre son crime. Les juges, le considérant plus comme un dément "massacreur" que comme un banal meurtrier, le firent enfermer à vie à la prison de Broadmoor, dans le quartier de haute sécurité réservé aux fous criminels. Ils condamnèrent son complice à dix ans de réclusion dans un établissement psychiatrique.

De la noirceur de cette horrible affaire émerge une interrogation : la pratique effrénée du Oui-ja par Mac Callum a-t-elle exercé une influence déterminante dans la conduite criminelle de ce garçon de 20 ans ? La réponse réside dans un examen attentif de l'environnement du Oui-ja que ses inventeurs prétendent n'être qu'un jeu de société... qui pourrait bien être, en réalité, un véritable fait de société !

UN JEU DE SOCIETE ?

Le Oui-ja tire son nom de la réunion du "oui" français et du "ja" allemand : le jeu est censé apporter à ses utilisateurs des réponses émanant d'esprits défunts. En effet, sur un plateau rectangulaire en bois verni, s'inscrivent en demi-cercle et sur deux lignes les 26 lettres de l'alphabet et, au centre du plateau, repose un triangle de plastique mobile placé sur des roulettes ou du feutre.

Ce triangle est un "indicateur de message", un "pointeur" qui se meut, théoriquement, par sa seule volonté ou sur les ordres des morts. Aux questions posées par les participants qui ont posé leurs doigts sur ce pointeur, ce dernier répond en se déplaçant, formant lettre après lettre des mots entiers. Il peut aussi simplement s'arrêter devant le "oui" ou le "non" quand le joueur n'attend qu'une réponse affirmative ou négative à sa question.

A dire vrai, le Oui-ja n'est qu'une des multiples techniques employables pour communiquer avec les morts. On sait que, pour contacter leurs ancêtres, les anciens Egyptiens usaient d'une méthode voisine : suspendu à un fil au-dessus d'un plateau décoré de symboles, un anneau formulait les messages des disparus. Allan Kardec, l'apôtre du spiritisme, utilisait comme d'autres médiums d'avant-guerre, des techniques rudimentaires très proches, notamment celle de la "corbeille-toupie".

Considéré comme un simple jeu de société lorsqu'il fut inventé par les frères William et Isaac Fuld, à Baltimore (Etats-Unis) en 1898, le Oui-ja prit une autre dimension à l'occasion des deux guerres mondiales. Parce que les veuves de guerre souhaitaient désespérément communiquer avec leurs maris tués au combat, la demande de Oui-ja explosa au point que les frères Fuld parvinrent difficilement à la satisfaire.

Par la suite, en 1996, les fabricants de jeux américains Parker Brothers achetèrent aux successeurs des Fuld les droits de production du Oui-ja. Heureuse inspiration : on estime qu'à ce jour, 25 millions de coffrets ont été vendus dans toute l'Amérique et en Europe.

L'ESPRIT ET LA MATIERE

En dépit d'un indéniable succès commercial, le Oui-ja s'inscrit dans la catégorie des phénomènes paranormaux sujets à caution. Pour beaucoup de sceptiques, ce sont-ce les tressaillements involontaires des muscles des joueurs qui provoquent les déplacement du "pointeur" sur le plateau du Oui-ja. Pourtant, de l'avis de nombreux chercheurs et expérimentateurs du Oui-ja, il est improbable que de tels tressaillements suffisent à mouvoir le "pointeur" de manière significative et l'amènent à formuler, via l'alphabet figurant sur le tableau, des phrases cohérentes.

Il est finalement plus vraisemblable que les messages soi-disant émis proviennent tout simplement du subconscient des pratiquants. Quoi qu'il en soit, si l'on considère le nombre de cas où la pratique du Oui-ja a perturbé ou traumatisé les joueurs, le phénomène va bien au-delà de simples spasmes...

UNE VOIE VERS L'ENFER ?

Un simple jeu de société, le Oui-ja ? Voire... pour certains, c'est plutôt un outil dangereux lorsqu'il tombe en de mauvaise mains. David Farrant, directeur de la société Britannique de l'occulte, considère le Oui-ja comme une porte ouverte sur des forces redoutables et malfaisantes. "Si vous pénétrez des entités, des forces occultes par l'intermédiaire du Oui-ja, ignorant ce que vous faites, elles peuvent devenir une réalité vivante et faire de vous leur prisonnier, comme elle le font avec quiconque tente de les contacter" précise David Farrant.

Montrant volontiers un recueil fourmillant de coupures de presse et de reportages évoquant les conséquences fâcheuses d'un recours au Oui-ja, Farrant fait état de sa propre expérience : "Lorsque j'ai moi-même été amené à pratiquer ce jeu, je l'ai fait dans les meilleurs conditions possibles, c'est-à-dire sous le contrôle de spécialistes. Avant cette première expérience, j'ai donc bénéficié d'une sérieuse mise en garde : "il est indispensable de vous initier à l'occulte, d'en comprendre les bases essentielles. Pour l'heure, il s'agit seulement d'une première étapes""

Farrant allait s'initier pendant... 50 ans, car il étudia le problème tout au long de sa vie professionnelle et ses observations portèrent souvent sur des cas de mortels. Ainsi, en 1993, Mattie Turley, une jeune fille de 15 ans, tuait son père à coups de revolver : les esprits lui en avaient intimé l'ordre lors d'une séance de Oui-ja pratiquée en compagnie de sa mère. Mattie était convaincue que son geste permettrait à sa mère de se libérer de l'emprise de son père et d'épouser un mystérieux "cow-boy". Plus récemment, un garçon de 15 ans Colin Roberts, fut découvert pendu à un arbre dans les jardins d'une église de Belfast (Irland). Avant de se donner la mort, le jeune garçon déclara à ses amis qu'il avait conclu un pacte avec le diable, suppose-t-on par l'intermédiaire du Oui-ja qu'il pratiquait assidûment.

Ces exemples dramatiques signifient-ils que le Oui-ja ouvre les vannes à des entités errantes et leur permet d'accéder au monde des vivants ? La réponse peut varier. Dans le cas de Mattie Turlay, l'explication à son geste meurtrier est bien plus terre à terre. C'est sa propre mère qui fit elle-même mouvoir le "pointeur" sur le tableau, dictant à la jeune fille l'ordre de tuer son père afin de convoler avec son amant !

En revanche, le suicide par pendaison du jeune Colin Roberts reste entaché d'irrationnel. Comment un adolescent décrit par tous comme intelligent, réaliste, en aucune façon schizophrène ou affecté de troubles mentaux, peut-il en arriver à utiliser le Oui-ja pour communiquer avec le diable ?

Psychologue et naguère conseiller en exorcisme, le père Dominic Walker raconte avoir traité plus de mille personnes dont l'existence avait été gravement perturbée par leur tentative d'incursion dans le paranormal.

"Mais, a-t-il confié à un journaliste, je ne crois pas que la pratique du Oui-ja permette de communiquer avec les esprits ; je pense plutôt qu'elle exerce une influence concrète, matérielle, sur notre esprit et c'est bien cet impact particulier qui présente un réel danger." L'opinion du père Walker rejoint d'une certaine façon celle de nombreux psychologues et psychiatres. Pour ces derniers, une intrusion dans l'occulte ne peut nuire qu'aux personnes déjà potentiellement instables mentalement.

Depuis longtemps à l'écoute des victimes du paranormal, l'avocat Gordon Wrigh témoigne : "J'ai longuement discuté avec nombre d'adultes et d'enfants qui on tenté de se suicider ou se sont mutilés. A les entendre, leur comportement n'avait rien d'impulsif, mais procédait plutôt d'une longue et obsessionnelle attirance vers le passage à l'acte, une attraction quasi magnétique. Et c'est cet élan si puissant qui n'a pas manqué d'être lié à l'occulte."

Dans le même ordre d'idées, l'écrivain et chercheur Andrew Boyd s'interroge sur le pouvoir surnaturel du Oui-ja. Au terme d'une des plus vastes enquêtes jamais faites sur le rôle de l'occulte dans la société, il arrive à cette conclusion : "Les personnes qui s'aventurent dans l'occulte ignorent tout de ce qu'il comporte d'indéfinissable, de confus, de fausses conceptions de la réalité. Alors, elles peuvent se perdre elles-mêmes dans une zone d'ombre supranaturelle peuplée de mythe, de magie et de morbide. Sans le savoir, avec une belle inconscience, elles travaillent activement à se saper, à détruire leur équilibre, leur bien-être psychologique."

SUR LE FIL DU RASOIR

Dans l'ensemble, on peut raisonnablement affirmer que les citoyens les moins stables psychiquement sont ceux que l'incursion dans l'occulte perturbent le plus. Psychologue à l'Université de Glasgow, le docteur Geoffrey Scobie résume ainsi le problème :"Les gens particulièrement impressionnables - environ 10% de la population - se mettent eux-mêmes en situation de danger en misant sur leurs propres et supposés pouvoirs psychologiques. Et les gens qui sont déjà psychologiquement sur le fil du rasoir sont des victimes virtuelles, prédestinées. Pour ceux-là, le Oui-ja devient une véritable drogue. Plus qu'attirés, ils sont totalement intoxiqués."

Effectivement, pour bien des gens, l'obsession du paranormal, du surnaturel ou de l'occulte se situe bien au-delà de l'intérêt d'un jeu tel que le Oui-ja. En vérité, cette obsession est devenue une raison et une façon de vivre, à l'image de ceux qui, à travers une religion, cherchent un espace de communication différent.

# Posté le mardi 04 août 2009 09:18

posseder par un demon

posseder par un demon
La Possession diabolique

Dans notre monde occidental, il s'agit de Satan, d'un Démon ou du Diable qui est censé s'être emparé de certaines des ressources physiques et/ou mentales d'un individu pour le contraindre à des actes auxquels il n'adhère généralement pas, dont il ne se souviendra pas et qu'il réprouve dans son état normal. On ajoute que la nature du phénomène exige pour se départager de la pathologie la production de phénomènes d'ordre parapsychiques.
Possession et Exorcisme : ...
Les états du possédé

On distingue un état de calme et un état de crise. L'état de crise se traduit par des contorsions, des éclats de rage, des paroles impies et blasphématoires. Pendant la période de calme, tout est généralement oublié et le comportement redevient bien adapté, voire très pieux.

Mis à part sa signification théologique particulière et les éventuels phénomènes parapsychiques qui lui seraient associés, la crise de possession ne se distingue pas d'une crise d'hystérie.

Pour les théologiens, le diagnostic différentiel entre maladie mentale et possession diabolique, ne se fait que sur l'existence de phénomènes paranormaux. Ce qui, auparavant était considéré comme le signe certain de l'authenticité d'une possession ne peut plus aujourd'hui passer pour tel sans plus ample examen.
Les symptômes de la possession

Selon les théologiens, il existe des signes permettant de porter le diagnostic de possession. Le Rituel Romain énonce trois symptômes essentiels parmi d'autres qui auraient une valeur analogue:

- Parler ou comprendre une langue inconnue (glossolalie).

- Découvrir les choses éloignées et secrètes (voyance).

- Faire montre d'une force inexplicable par l'habitus physique de la personne considérée (psychokinèse).

Les gestes pieux mettent le possédé dans une rage folle et le conduisent à blasphémer horriblement. L'amnésie de la possession est fréquente, et souvent constante.

Les marques du diable, pour l'Eglise du Moyen Age, ne se limitaient pas aux trois signes, aujourd'hui mentionnés par le Rituel Romain; on donnait même la préséance à d'autres symptômes tels que la lévitation et surtout des zones d'anesthésie, des points du corps anormalement insensibles (il s'agit, pour le neurologue moderne, d'un symptôme de lèpre à son début, de certaines maladies neurologiques ou d'un phénomène de nature hystérique.
Possession et Exorcisme : ...
Remèdes

Il est utile de considérer les "remèdes" proposés par l'Eglise. Les Catholiques proposent pour venir à bout de la possession :

- La confession générale (relative à l'ensemble de la vie passée)
- Le jeûne
- La prière
- La communion
- Les objets bénis et surtout l'eau bénite (dont le rituel dit qu'elle "chasse le démon" mieux à son aise dans les flammes de l'enfer)
- L'exorcisme qui consiste, au nom du Christ, à intimer au démon l'ordre d'avouer son nom, puis de quitter le possédé.
Position de la psychiatrie

On définit le trouble "personnalité multiple par la coexistence, chez un même individu de deux ou plusieurs états de personnalités distincts qu'ils aient une mémoire propre, des modalités comportementales spécifiques et leurs propres styles de relation sociale ou qu'ils partagent une partie de ces différents items. Les deux esprits se combattent dans un même champ qui est le corps, et l'âme est comme partagée; selon une partie de soi, elle est le sujet des impressions diaboliques, et, selon l'autre, des mouvements qui lui sont propres et que Dieu lui donne". Ce type de trouble commence à s'installer dès l'enfance mais n'est, le plus souvent, remarqué par les cliniciens que beaucoup plus tard; il s'agit presque toujours de filles (60 à 90 %).
Possession et Exorcisme : ...

Le passage d'une personnalité à une autre est généralement brusque (quelques minutes). La transition est sous la dépendance du contexte relationnel. Les transitions peuvent survenir également lorsqu'il y a conflit entre les différentes personnalités ou lorsque ces dernières ont mis au point un plan commun. Les personnalités peuvent être diamétralement opposées dans leurs caractéristiques et différer même quant aux tests psychologiques et physiologiques: elles peuvent nécessiter par exemple des verres correcteurs différents, répondre de manière différente au même traitement et avoir des QI différents. On décrit l'existence de complications éventuelles, telles que suicide, automutilation, agression, viol, toxicomanie, etc...

La Schizophrénie peut aboutir elle aussi au sentiment d'être possédé. Dans ce cas l'entourage discerne plus facilement qu'il s'agit d'un trouble de la personnalité et non d'un phénomène mystique.
Le Vatican invite les exorcistes à s'adresser à des psychiatres

Depuis que la psychanalyse existe, on sait que le diable n'est plus forcément à l'origine des troubles psychiques qui peuvent affecter l'homme. Aux yeux de l'Eglise, celui qui se dit possédé ne l'est pas forcément, et a souvent plus besoin de l'aide d'un psychiatre que de celle d'un exorciste. Or, les prêtres-exorcistes n'avaient jusqu'à ce jour qu'un rituel vieux de près de quatre cents ans pour pratiquer leur ministère. Ils peuvent maintenant compter sur un nouveau rituel, qui intègre l'évolution de la médecine et de la psychiatrie. Ce document de 70 pages, entièrement en latin et conforme aux décrets du Concile Vatican II, remplace les formules et les prières du chapitre XII du Rituel Romain.
Possession et Exorcisme : ...

Le texte met en garde contre l'imagination des hommes qui peut les porter à croire qu'ils sont la proie du démon. Dans tous les cas, il faut vérifier que celui qui se dit possédé par le démon le soit vraiment. Le texte recommande de distinguer entre une véritable intervention diabolique et la crédulité de certains fidèles qui pensent être l'objet de maléfices ou de malédictions. "Il ne faut pas leur refuser une aide spirituelle, mais il ne faut pas à tout prix pratiquer un exorcisme."

Le document poursuit: "L'exorciste décidera avec prudence de la nécessité d'utiliser le rite d'exorcisme après avoir procédé à une enquête diligente - dans le respect du secret confessionnel - et après avoir consulté, selon les possibilités, des experts en matière spirituelle, et, s'il est jugé opportun, des spécialistes en science médicale et psychiatrique, qui ont le sens des réalités spirituelles." Tout en manifestant une grande prudence, l'Eglise n'exclut donc pas l'emprise du démon sur certaines personnes.

Elle distingue entre l'exorcisme mineur, fait de prières, et le grand exorcisme, qui consiste en une célébration liturgique. C'est le plus impressionnant, celui dont s'inspirent généralement les films d'épouvante. Le nouveau rituel l'a quelque peu simplifié. Ainsi, les prières de dédain et d'injures au démon ont disparu. Le rite comprend entre autres une aspersion d'eau bénite, diverses prières, l'imposition des mains, la présentation d'un crucifix au possédé, et une formule impérative qui s'adresse directement au diable et lui ordonne de s'en aller. Ce rite spectaculaire s'avère rarement utilisé. "Dans plus de 90% des cas dits de possession, les problèmes sont de nature psychologique". Les autorités ecclésiastiques préfèrent créer des structures d'écoute et offrir un soutien psychologique aux personnes en difficulté.

Les cas réels de possession sont très, très rares, mais les gens pensent parfois que l'exorcisme est la solution à tous leurs problèmes. Ils ne cherchent pas toujours à les comprendre et veulent un soulagement rapide. Mais l'exorcisme, s'il est utilisé à tort, peut contribuer à enfoncer les gens dans leurs problèmes psychologiques.
Possession par un esprit et exorcisme

Réaction d'un sujet "possédé" :

"Un psychiatre m'adressa Serge, dix neuf ans. Prostré sur sa chaise, il regardait fixement le ciel en émettant des grognements. Je commençai mon exorcisme. Soudain les grognements s'accentuent, Serge tourne sa tête vers moi et me "fusille" d'un regard meurtrier, les yeux exorbités striés de filets de sang, l'écume aux lèvres. Il se lève et les mains en avant, se précipite sur moi en criant avec rage, cherchant à m'étrangler. Je saisis ma fiole d'eau bénite et je l'asperge. Il s'arrête net et se roule par terre en écumant de rage. Il se redresse brutalement, me fixe dans les yeux. Il se précipite vers moi pour me mordre. Deuxième aspersion d'eau bénite, il s'écroule à terre comme foudroyé. Je ne lui laisse pas le temps de se relever. Crucifix en main gauche, je saisis de la main droite mon épée d'exorcisme et je commence le rituel d'exorcisme. Au bout d'une heure de ce combat, l'entité du mal qui possède Serge est plus excitée que jamais. Je concentre toute mon énergie sur les mots du rituel et je trace sur son front l'esquisse d'un signe de croix avec le crucifix. Il hurle, empoigne avec ses deux mains mon avant-bras. Je lâche le crucifix, mais de l'épée que je tiens de la main droite, je touche son poignet. Il lâche mon bras et se recule, stupéfait. Je prononce les paroles du rituel. Mon épée tient momentanément en respect le possédé. Une paix s'installe en moi, ma voix s'affermit. Tout devient plus facile, comme si une force supérieure se manifestait à travers moi. Après huit heures de combat éreintant, je le laisse, rejoignant mon domicile pour dormir. Le lendemain, je ressens des douleurs dans tout le corps, et j'ai l'impression qu'une partie de mon énergie vitale me manque. Nous arrivons alors aux tests ultimes. Il est capable d'accepter une hostie consacrée sans la vomir ou la recracher. Il supporte l'eau bénite, il accepte les onctions d'huile et récite en même temps que moi les prières usuelles. Je trouve dans son regard une expression amicale, sans aucune lueur provenant d'une autre présence en lui."
Conclusions

Les personnes qui anciennement étaient considérées comme possédées par le diable, sont le plus souvent actuellement remises entre les mains des psychiatres. Alors, ne voit-on plus assez le démon où il se trouve, lui laissant les mains libres ? Le malin, "roi des menteurs" a-t-il réussi à duper les hommes une foi de plus en dissimulant ses possessions sous la maladie apparente ? Afin d'obtenir une réponse, il faudrait être plus rusé que le diable.
Sur le même sujet

Méthode en onze parties établie par le pape Paul V

- Récitation par le prêtre en étole violette, dont un bout entoure le cou du possédé, d'une litanie accompagnée d'une aspersion d'eau bénite ;
- Récitation du Psaume LIV ;
- Adjuration à la divinité et interrogation faite au démon (ou à plusieurs) de son nom et d'où il provient [Le prêtre exorciste doit avant toute chose s'informer du nom et du cercle d'où provient le ou les démon(s)] ;
- Récitation de certains passages des Evangiles (Jean I ; Luc X-XI ; Marc XVI) ;
- Prononciation du premier exorcisme contre le Démon, par le prêtre posant la main droite sur la tête du possédé ;
- Prière préparatoire ;
- Prière accompagnée de divers signes de croix sur la personne de l'énergumène (comprendre ici personne possédée) ;
- Second exorcisme prononcé avec une certaine violence contre l' "Antique Serpent" ;
- Nouvelle prière ;
- Troisième et dernier exorcisme ;
- Récitation de cantiques, de psaumes et de prière finales.
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# Posté le mardi 04 août 2009 09:13

L'HISTOIRE DU HINDENBURG

 L'HISTOIRE DU HINDENBURG
Nommé LZ 129 Hindenburg, cet imposant dirigeable était, avec ces 235 mètre de long et 41 mètres de diamètre, le plus grand dirigeable jamais construit. Orgueil de l'Allemagne nazi, ce véritable vaisseau volant fournissait tout le confort et le luxe nécessaire à ses passagers et était à la fine pointe technologique de cette époque. Cet impressionnant aéronef pouvait se déplacer à une vitesse maximale de 130 km/h. Personne à l'époque ne se douta qu'il deviendrait la cause d'une des plus impressionnantes catastrophes aériennes de l'histoire.





L'aéronef était, à l'origine, conçu pour rempli d'hélium, un gaz non-flammable, mais suite à la prise du pouvoir de l'Allemagne par Adolf Hitler, le gouvernement américain imposa un embargo. Les allemands utilisèrent donc l'hydrogène, un gaz très flammable, pour remplir les 200 000 m³ de l'aéronef. Après que son inauguration ait été célébrer de façon mémorable par le gouvernement allemand de l'époque, il quitta sa patrie son premier voyage vers Rio de Janeiro. Il en effectua 6 autre la même année (1936) ainsi que 10 voyages à New York. Le dirigeable était une fierté pour l'Allemagne Nazi ainsi qu'une propagande efficace.





C'est à la fin de l'hiver que le Hindenburg quitta l'Allemagne pour son premier voyage de l'année 1937, en direction de New York. Ce fût aussi son dernier voyage. À son arrivé en sol américain, le Hindenburg devait atterrir sur base aérienne de Lakehurst, New Jersey (non loin de New York) à 6h00 am, le 6 mai 1937. Les conditions météorologiques très instable et difficile compliquèrent les manoeuvres et le dirigeable ne débuta sa descente qu'aux environs de 19h00. Quelques minutes plus tard, alors que le dirigeable était encore à une distance d'environ 300 mètres de son lieu d'atterrissage, de minuscules flammes apparurent sur la partie arrière du Hindenburg. Tout allait se dérouler très rapidement. L'hydrogène s'est échappée très rapidement du dirigeable et l'enveloppe de ce dernier, en acétate, était un combustible de choix. En moins d'une minute, le LZ 129 Hindenburg fût réduit en cendre à travers un spectaculaire brasier. Miraculeusement, seulement 34 des 97 passagers périrent dans ce qui fût une des plus impressionnantes catastrophes de l'histoire de l'aviation.





De multiples hypothèses ont été émises au sujet de l'incendie du dirigeable. Plusieurs croient en un sabotage, que l'électricité statique serait en cause ou encore qu'une des innovations essayées sur le Hindenburg aurait pu provoquer sa perte et celle de 34 de ses passagers. Faute de matière à analyser et le transport par dirigeable commerciaux ayant pris fin après cette catastrophe, le mystère ne sera probablement jamais résolue. Une chose est sûre cependant, cette tragédie provoqua une peur bleue de l'hydrogène qui est encore très présente à notre époque.
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# Posté le dimanche 03 mai 2009 09:22

les mines du rois salomon

les mines du rois salomon
Une étude publiée aujourd'hui par les PNAS, révèle la découverte de deux archéologues : Thomas Levy et Mohammad Najjar. Dans le site de Khirbet en-Nahas, dans le district jordanien de Fainan, les deux chercheurs explorent depuis plusieurs années maintenant d'anciennes mines de cuivre. Grâce à la datation d'échantillons de charbon de bois extraits des mines, les archéologues affirment que les activités minières avaient commencé très tôt, dès le 10ème siècle. Une activité minière qui correspond à la période supposée du règne du roi David et de son fils Salomon. Cela pourrait expliquer d'où provenait le métal nécessaire aux impressionnantes constructions du roi Salomon.
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# Posté le samedi 14 mars 2009 07:37

la momie terifier

la momie terifier
La momie terrifiée de l'Amazone...
600 ans: c'est l'âge de la momie de femme retrouvée dans un tombeau caché le long des rives péruviennes de l'Amazone, dans la zone des Andes. Elle appartient à la tribu des Chachapoyas, également appelée 'le peuple des nuages', une des anciennes civilisations les plus évoluées de la région, qui a prospéré entre l'an 800 et 1500. Dans le caveau dissimulé, les archéologues ont également retrouvé des céramiques, des textiles divers, et des peintures murales représentant des guerriers. «C'est une énorme découverte: c'est la première fois qu'un tombeau souterrain de cette taille est mis à jour dans la région» déclare Herman Crobera, responsable de l'expédition. Une fois la zone entièrement ratissée, les autorités péruviennes ont l'intention de transformer le site en musée.

# Posté le samedi 14 mars 2009 07:35

la bete du gevaudan

la bete du gevaudan
La Bête du Gévaudan est un animal anthropophage à l'origine d'une série d'attaques contre des humains survenues entre le 30 juin 1764 et le 19 juin 1767. Ces attaques, dont entre 88 et 124 furent mortelles en l'état actuel des connaissances, ont été perpétrées au nord de l'ancienne province du Gévaudan (correspondant globalement au département de la Lozère, dans une moindre mesure, au sud de l'Auvergne et au nord du Vivarais).La première victime officielle de la Bête fut Jeane Boulet, jeune fille âgée de quatorze ans, tuée le 30 juin 1764[1], au village des Hubacs (près de Langogne) dans la paroisse de Saint-Étienne-de-Lugdarès en Vivarais.


« L'an 1764 et le 1er Juillet, à été enterrée, Jeane BOULET, sans sacremens, ayant été tuée par la bette féroce, présans Joseph VIGIER et Jean REBOUL. »
La victime fut enterrée « sans sacrements », n'ayant pu se confesser avant sa mort. On relève toutefois sur la consignation de sa mort que le curé de la paroisse mentionne[N 2] qu'elle fut victime de la bête féroce, ce qui suggère qu'elle ne fut pas la première victime réelle mais seulement la première déclarée.

Une deuxième victime est rapportée le 8 août. Âgée de 14 ans, elle habitait au hameau de Masméjean, paroisse de Puy-Laurent[2]. Ces deux victimes l'ont été dans la vallée de l'Allier. Les suivantes, dès la fin du mois d'août, et durant le mois de septembre, auront lieu autour et dans la forêt de Mercoire[3].

Étienne Lafont, syndic du diocèse de Mende, est à Marvejols en ce fin du mois d'août. C'est depuis cet endroit qu'il envoie des chasseurs de Mende, dirigés par le sieur Mercier, afin de venir en aide aux chasses qui se mettaient peu à peu en place à proximité de Langogne[1]. Cependant, Lafont se rend vite compte que ces chasses ne seront pas suffisantes, et averti donc M. de Saint-Priest, intendant du Languedoc, et M. le comte de Montcan, gouverneur de la province, de la situation. C'est ce dernier qui donne l'ordre au capitaine Duhamel, stationné à Langogne avec ses dragons, de mener la chasse à la Bête
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# Posté le samedi 14 mars 2009 07:22

anneliese Michel

anneliese Michel
Depuis sa naissance le 21 septembre 1952, Anneliese Michel avait une vie normale. Elle était de confession religieuse. Du jour au lendemain, sa vie bascula un jour de 1968 quand elle a commencé à trembler et à ne plus savoir contrôler son corps. Lors de ses crises, elle perdait sa voix, elle ne savait plus appeler ses parents pour avoir de l'aide.Un neurologue a diagnostiqué qu'elle souffrait d'un grand mal : l'épilepsie et elle a été admise à l'hôpital pour un traitement.

Après ses premières attaques, elle a commencé à voir des visages, des grimaces démoniaques lors de sa prière journalière. Dès lors, elle savait que le mal qui l'a rongeait était une possesion. Elle entendait des voix. Les démons lui donnaient des ordres. Et Anneliese en a parlé aux médecins qui ne savaient plus comment l'aider. C'est à ce moment précis, qu'elle a perdu toute confiance en la médecine.

Au début de l'année 1973, les parents d'Anneliese ont cherché plusieurs pasteurs pour un exorcisme mais ceux-ci pensaient qu'elle devait continuer de prendre ses médicaments. De plus, pour pratiquer un exorcisme, il fallait répondre à des caratéristiques bien spécifiques : parler une langue que l'on aurait jamais pu parler, avoir des pouvoirs surnaturels et être dérangé par des objets religieux.

En 1974, un pasteur l'a supervisait à certains moments, il a autorisé à ce que l'on pratique un exorcisme. Mais cela a été rejeté par sa hiérarchie. Son état a alors empiré et les crises furlent de plus en plus violentes. Elle insultait, battait et mordait les autres membres de sa famille. Elle refusait de manger parce que les démons ne lui permettaient pas de le faire. Elle dormait à même le sol. Elle mangeait des araignées et buvait sa propre urine.On pouvait l'entendre toute la journée en train d'hurler, de briser les crucifix etdétruire des peintures représentant Jésus. Elle a commencé à se mutiler, arracher ses vêtements et uriner à même le sol.

Après avoir vérifié l'état de sa possession en 1975, le clergé a autorisé un exorcisme basé sur le rituel romain. Il était déterminé qu'Anneliese devait être sauvée de la possession de plusieurs démons incluant : Lucifer, Judas Iscariot, Néron, Caïn, Hitler et Fleischmann et d'autres âmes damnées qui se manifestaient à travers elle. A partir de 1975, on pratiquait un ou deux exorcismes sur elle chaque semaine. Parfois, les attaques étaient tellement fortes qu'elle devait être maîtrisée par trois hommes ou être enchaînée. Malgré cela, elle a pu reprendre un semblant de vie (retourner à l'école, passer un concours,...).

Cependant, les attaques ne stoppèrent pas. Elle se trouvait de plus en plus souvent paralysée et inconsciente.Elle refusait complètemet de manger. A cause des nombreuses génuflexions (plus de 600 !!!), elle a eu une rupture au niveau des genoux. Quarante cassettes audio ont été enregistrées lors des exorcismes afin de préserver les détails.

Le dernier jour du rite se déroula le 30 juin 1976, à ce stade, Anneliese souffrait d'une pneumonie. Elle avait le visage émacié et souffrait d'une grande fièvre. Elle était exténuée physiquement. Mais elle restait consciente de sa situation. Sa maman a enregistré la mort de sa fille.

Après sa mort, un procureur a enquêté et suite a cela les deux prêtres exorcistes et les parentes d'Anneliese ont été inculpés pour négligence ayant entraîné la mort. (car les médecins disaient qu'elle était épileptique et psychotique).

Les prêtres exorcistes ont fait écouter des enregistrements des différents exorcismes pratiqués dans lesquelles on pouvait distinguer la voix de deux démons en train de se disputer, en se demandant lequel des deux partira le premier du corps d'Anneliese.

Les parents et les deux prêtres ont eu une peine d'emprisonnement de 6 mois de prison.
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# Posté le vendredi 13 mars 2009 09:49

Modifié le lundi 23 mars 2009 12:43

megalodon

megalodon
Pour avoir une idée de la taille du Megalodon, il faut imaginer un requin blanc en trois fois plus grand et plus puissant.
Les chercheurs qui observent les grands requins blancs dans des cages d'acier ne seraient pas en sécurité face à un Megalodon. Il n'en ferait qu'une bouchée.
Si ce prédateur était toujours en vie, il chasserait probablement comme son cousin. Ce dernier s'approche furtivement par en dessous avec sa dorsale foncée quasiment invisible pour sa proie.

Video Requin blanc en liberté

L'attaque surprise est sa tactique préférée. Il contourne furtivement sa victime avant d'attaquer brusquement.
Il l'entraîne dans les profondeurs en attendant qu'elle se vide de son sang. Ce n'est que lorsque sa victime s'est vidée qu'il retourne la dévorer.

# Posté le mardi 10 février 2009 09:37

Modifié le vendredi 06 mars 2009 03:36

le kraken

le kraken
]Le kraken est « le plus gros “monstre” marin connu ». Ses bras sont longs comme les mâts des vaisseaux, et lorsqu'il stationne à la surface, « un régiment pourrait manoeuvrer sur son dos ». D'abord cantonné au bestiaire fantastique des marins, le kraken a acquis droit de cité dans la nomenclature zoologique.

Les récits des marins scandinaves décrivent un monstre pourvu de nombreux bras aussi longs que des mâts, qui s'agrippe aux navires et les entraîne vers le fond ; très vivante dans le folklore, la créature n'a pourtant jamais été représentée et garde tout son mystère jusqu'à l'entrée en scène des naturalistes, au XVIIIe siècle, qui pensent avoir trouvé son identité. En projetant des catégories zoologiques modernes sur d'anciens monstres, on introduit une fausse continuité historique qui gomme les différences entre la créature populaire et le céphalopode.

La première mention nominale du kraken se trouve dans l'oeuvre d'un voyageur italien. Francesco Negri (1623-1698), prêtre de Ravenne, avait dévoré la première somme publiée sur les pays nordiques, l'Histoire des peuples septentrionaux (1555), de l'évêque suédois Olaus Magnus. Désireux de compléter cet ouvrage clé, Negri visita la Scandinavie entre 1663 et 1665. De retour au pays, notre aventurier du savoir entreprit la rédaction de ses notes de voyage. Hélas, il mourut avant que son oeuvre, Voyage septentrional, ne soit publiée en 1701. Dans les chapitres consacrés à la Norvège, l'Italien apporte sa contribution aux données rassemblées par Olaus Magnus sur le serpent de mer. Dans la province de Trondheim, ses informateurs lui décrivent un autre monstre marin : « On nomme sciu-crak un poisson démesuré, de figure plate et ronde, pourvu de nombreuses cornes ou bras à ses extrémités ; au moyen de ces cornes, dressées de toutes parts, il enserre les petits esquifs des pêcheurs et tente de les submerger. » D'après Negri, le sciu-crak n'émerge que durant le solstice d'été et par calme plat. Il monte des profondeurs, lentement et « le dos en haut ». Quand la sonde révèle aux pêcheurs la présence de hauts fonds anormaux, ceux-ci comprennent que le monstre remonte vers la surface. Les équipages s'éloignent alors en toute hâte.

Certains prêtent à ce poisson les dimensions d'une baleine. Negri a noté le nom de la créature. Sciu correspond au norvégien soe (mer) et crak doit se lire krake ou kraken. Le prêtre de Ravenne est le premier à offrir une description d'un monstre local qu'il ne cherche pas à identifier zoologiquement.
Un demi-siècle plus tard, le « poisson démesuré » trouve sa place dans la monumentale Histoire naturelle de Norvège (1752-53) de l'évêque de Bergen, Erik Ludvigsen Pontoppidan. Dans la seconde partie de son traité, le prélat naturaliste a dédié un chapitre à l'étude rationnelle d'un trio de monstres marins décrits par les habitants de la côte Ouest de la Norvège, l'homme marin, le serpent de mer et le kraken. Pontoppidan écrit de ce dernier qu'il s'agit du « plus grand monstre marin du monde ». On le nomme krake ou krabbe (crabe), « nom qui lui est appliqué de préférence ». Le Norvégien, ignorant de l'ouvrage de Negri, utilise les mêmes expressions pour dépeindre cet être de forme « ronde, aplatie, et pleine de bras ». Pontoppidan a recours à son tour au terme étrange de « cornes » pour désigner les membres de la créature. Cet animal colossal ne se montre jamais en entier. Seule apparaît sa partie supérieure, qui ressemble à un archipel. L'évêque se hasarde à attribuer une identité naturelle au kraken
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# Posté le mardi 10 février 2009 06:52

Modifié le vendredi 06 mars 2009 03:37

l' avortement

je trouve cette videos trop degoutantte

moi mon enfant c toutes ma vie meme si il est dans mon ventre jamais je ne pourais lui faire du mal



alors vous impresions sur cette videos???

# Posté le mardi 25 novembre 2008 16:37

Modifié le vendredi 13 mars 2009 09:44